MUSTANG



Maud Nadal Fasciné par Elvis Presley, Suicide, The Stooges, Roy Orbison, Link Wray et Serge Gainsbourg, le trio a un culot incroyable : il faut quand même oser composer des titres de rock fifties chantés en français façon Elvis au 21ème siècle ! L'audace de Mustang est payante : le premier album du groupe A71 est séduisant...

Nouvel album, Tabou le 24 octobre 2011.



Mustang avait déboulé à fond dans les bacs avec un premier album qui avait fait parler de lui. Intitulé A71 en référence à l'autoroute qui permet aux Auvergnats de « monter » à Paris, ce premier effort sacrément culotté a permis de découvrir un groupe aussi à l'aise dans le "sexy rock n roll grinçant" (les excellents Je memmerde et En arrière en avant), la chanson rock yéyé acerbe (Pia pia pia, Ma bébé me quitte, King of the jungle), la pop teintée de rockabilly synthétique (les joyeusement décalés Anne-Sophie et Le Pantalon) et les ballades premier degré délicieusement suaves (La plus belle chanson du monde, Maman chérie, Dame de pique).



Qu' il nous soit ici permis de mettre le doigt sur l'aplomb remarquable d'un groupe osant des textes clairs et simples en français, sur les fougueux talents de vocaliste de Jean Felzine (entre Mr Presley et Orbison, voire Dominique A, en plus grave), sur la qualité des morceaux figurant sur A71, sur la versatilité bluffante des influences (entre Elvis, Gainsbourg, Suicide, Shadows, Dutronc, Bo Diddley, Bashung, Stooges, Nino Ferrer, Roy Orbison et le Velvet, rien que ça !) et sur l'énorme marge de progression de ce trio refusant de bêler avec les moutons.