AMANDINE BOURGEOIS



Osez Amandine. C’est la première phrase qui vient à l’écoute du nouvel album d’Amandine Bourgeois. Une voix avec ce qu’il faut de glamour et de fantasque.
Sans amour, mon amour. Trois ans après l’album 20 m2, un disque de pop joliment faite mais un peu trop sage, Sans amour mon amour, le nouvel album d’Amandine Bourgeois, marque une évolution radicale chez la chanteuse. Il conjugue une grammaire musicale anglaise avec les plus hautes exigences de paroles en français.

Aller en Angleterre lui a permis d’éclore: Elle avait la voix de Janis Joplin, il lui manquait et l’habillage et les chansons.



Au studio Yellow Fish, dans les environs de Brighton, elle a renoué avec ce qui lui tenait à cœur : la soul, le rock, les mélodies qui ne craignent pas de se hisser haut (on appelle cela chanter de la cave au grenier).

L’idée était de réaliser un album comme les Anglais ont pu en faire dans les années 1970 en intégrant la soul afro-américaine de la Tamla Motown à leur culture propre.

 Amandine Bourgeois s’est concentrée sur une question essentielle : faire en sorte que les chansons tiennent au plus simple, avec une mélodie et du propos. Pour cela, elle s'est enfenmée avec ses auteurs et compositeurs dans une maison bretonne pour que naisse un album fort et cohérent.



La production. Amy Winehouse, Plan B, Led Zeppelin… Au studio Yellow Fish, dans ce studio de légende qui abrita les Led Zeppelin ou Pink Floyd, Amandine Bourgeois, sous l’œil du réalisateur artistique Ian Capple (cf. Tindersticks), s’est entourée de l’équipe d’Amy Winehouse et de Plan B.



Les premiers lui ont offert des riffs de cuivres dans la plus pure tradition R&B. Sur des guitares syncopées, des handclaps et des tempos de batterie dédoublés, ce furent beaucoup de prises live…


Les seconds (cordes enregistrées au studio Abbey Road) ont achevé d’accompagner une voix à ses sommets, voix tellurique, ancrée, lestée d’une légère fêlure dans le timbre. La fêlure, c’est ce qui fait rentrer la lumière. C’est vrai tout autant que l’on se trouve en marchant dans les pas de ses aînés : ce qui est advenu à Amandine Bourgeois, qui n’en revient toujours pas d’avoir chanté dans le studio où les Led Zeppelin passèrent un jour voir de quel bois se chauffe le blues…